À quelques minutes des zones urbaines de Vitrolles, un petit cours d’eau crée une étonnante oasis de fraîcheur au pied du plateau de l’Arbois. La source de l’Infernet permet de découvrir une exsurgence vauclusienne, un vallon boisé, des roches ocre et une balade courte, accessible à de nombreux marcheurs. Je vous indique ici où elle se trouve, comment l’atteindre et quelles précautions prendre avant de partir.
L’essentiel pour préparer votre balade
- Localisation : entre Vitrolles et Les Pennes-Mirabeau, dans les Bouches-du-Rhône.
- Origine de l’eau : une exsurgence alimentée par les infiltrations du plateau de l’Arbois.
- Balade courte : environ 2 km aller-retour depuis le portique du chemin de l’Infernet.
- Temps indicatif : comptez 40 à 60 minutes, sans difficulté technique majeure.
- À voir : la cascade, les vasques naturelles, les roches rouges et la végétation du vallon.
- Prudence : baignade interdite et accès à vérifier après de fortes pluies ou en période de risque incendie.
Où se trouve exactement la source de l’Infernet
Le site se situe dans le département des Bouches-du-Rhône, à la limite de Vitrolles et des Pennes-Mirabeau, en Provence-Alpes-Côte d’Azur. Le point de départ le plus connu se trouve près du chemin des Pinchinades, à proximité des anciennes pépinières de Vitrolles, sous un grand portique métallique portant le nom « Chemin de l’Infernet ».
On peut aussi rejoindre le parcours depuis l’avenue Jean-Monnet et le secteur des Prés de Croze. La distance varie donc selon le départ choisi. Depuis l’entrée du sentier, le chemin longe la Cadière et remonte progressivement vers le vallon où l’eau apparaît au pied du plateau de l’Arbois.
Il ne faut pas confondre ce site avec d’autres lieux portant le nom d’Infernet en France. Ici, il s’agit bien de l’origine de la Cadière, un petit fleuve côtier qui traverse notamment Vitrolles, Saint-Victoret et Marignane avant de rejoindre l’étang de Bolmon.
Pourquoi l’eau jaillit-elle dans ce vallon
La source est une exsurgence de type vauclusien. Ce terme désigne une eau souterraine qui ressort naturellement à l’air libre après avoir circulé dans les fissures et les cavités d’un massif calcaire.
Les eaux de pluie s’infiltrent dans le plateau de l’Arbois, puis progressent sous terre avant de rencontrer des couches rocheuses moins perméables. Elles ressortent alors dans le vallon de l’Infernet, sous la forme d’un écoulement qui alimente immédiatement la Cadière.
Le bassin du Réaltor joue également un rôle dans le fonctionnement hydrologique du secteur. Ce lac artificiel d’environ 70 hectares, alimenté par les eaux de la Durance, contribue aux déverses souterraines qui renforcent le débit de la source. C’est ce qui explique pourquoi le cours d’eau conserve généralement un débit plus régulier que beaucoup de rivières méditerranéennes.
Cette régularité ne signifie pas que le site est toujours identique. Après de fortes pluies, la cascade peut devenir plus vive et les berges plus glissantes. En période sèche, l’eau reste présente, mais les vasques et les petits écoulements peuvent être moins spectaculaires.

Quelle balade suivre jusqu’au point d’émergence
La promenade la plus directe suit le cours de la Cadière sur un sentier facile. Le balisage rouge et jaune du GR®2013 apparaît sur une partie du parcours, mais je conseille tout de même de conserver une carte hors ligne, car certains passages peuvent être moins lisibles selon la végétation ou les travaux réalisés sur les berges.
| Élément | Indication pratique |
|---|---|
| Distance courte | Environ 2 km aller-retour |
| Durée | 40 à 60 minutes, hors pauses |
| Dénivelé | Environ 20 à 25 m sur la boucle courte |
| Difficulté | Facile, avec quelques passages irréguliers |
| Repères | Caillebotis, cascade, grande vasque puis petite grotte |
Le sentier commence dans une ambiance de sous-bois, avec des chênes, des platanes, des roseaux et des cannes de Provence. Après les passerelles, le paysage s’ouvre progressivement et prend une teinte plus minérale. Les affleurements d’ocre rouge donnent au vallon une allure presque désertique, très différente de l’image habituelle de la Provence.
La cascade constitue un bon repère. Une fois arrivé devant la grande vasque naturelle, la source se trouve encore à environ 50 mètres, dans une petite cavité partiellement dissimulée par la végétation. Le retour se fait généralement par le même chemin, ce qui permet de revoir le vallon sous un autre angle.
Je considère cette sortie comme une balade de découverte plutôt qu’une véritable randonnée sportive. Elle convient bien à une sortie familiale, à une promenade photographique ou à une première marche avec des enfants habitués aux chemins naturels. Les poussettes classiques sont en revanche peu adaptées aux passages étroits, aux racines et aux abords humides.
Que peut-on observer autour de la source
L’intérêt du site vient surtout du contraste entre l’eau, l’ombre et les reliefs arides. En quelques centaines de mètres, on passe d’une ripisylve fraîche à un décor de garrigue et de roches calcaires colorées. Cette transition rapide donne au parcours une vraie personnalité malgré sa faible longueur.
Une petite cascade et des vasques naturelles
La cascade située en amont du sentier varie beaucoup selon la saison. Elle est plus intéressante après les épisodes pluvieux, mais les pierres deviennent alors glissantes. Je recommande de rester sur le chemin et de ne pas s’approcher du bord des vasques, surtout avec de jeunes enfants.
Une végétation surprenante
La source fait apparaître une végétation dense dans un environnement pourtant marqué par la sécheresse estivale. Fougères, arbres feuillus et plantes de berge profitent de cette humidité permanente. C’est cette oasis verte au milieu des terrains secs qui rend le lieu particulièrement photogénique.
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Le plateau de l’Arbois et les roches rouges
Les roches ocre du plateau offrent un changement de décor très net. Elles ne forment pas un grand canyon, mais leurs couleurs et leurs formes suffisent à créer de beaux points de vue. Pour les observer, mieux vaut privilégier la lumière du matin ou de la fin d’après-midi, lorsque les reliefs ressortent davantage.
Quand partir et quelles précautions prendre
Le printemps et l’automne sont les saisons les plus agréables pour découvrir le vallon. Les températures sont plus douces, la lumière met les roches en valeur et le risque de marcher sous une chaleur excessive est réduit. En été, je partirais tôt le matin, car les parties ouvertes du parcours offrent peu d’ombre.
Les conditions d’accès peuvent changer après un éboulement, une crue ou des travaux de sécurisation. Certaines anciennes fiches de randonnée signalent d’ailleurs des périodes où le parcours a été interrompu. Avant de partir, il est donc prudent de vérifier les informations de la mairie ou du Département des Bouches-du-Rhône, surtout après un épisode météorologique marqué.
- Chaussures fermées recommandées, même sur la boucle courte.
- Évitez les pierres mouillées autour de la cascade et de la source.
- La baignade est interdite, même lorsque le niveau d’eau semble faible.
- Respectez les périodes de fermeture liées au risque d’incendie.
- Ne prélevez pas d’eau et ne déplacez pas les pierres dans le lit du cours d’eau.
- Emportez de l’eau, car les commerces et points de ravitaillement ne se trouvent pas sur le sentier.
La pêche est possible sur certaines portions, mais elle reste soumise à une réglementation et à la possession d’une carte adaptée. Pour une simple promenade, le plus important est de rester discret, de ne pas piétiner les berges et de laisser les vasques propres.
Ce que cette source révèle du paysage provençal
La source de l’Infernet montre une autre facette des Bouches-du-Rhône. On y découvre un cours d’eau alimenté par un réseau souterrain, une végétation luxuriante concentrée dans un vallon et des reliefs rouges à quelques pas de secteurs urbanisés.
Je recommande cette balade aux personnes qui veulent une sortie courte, dépaysante et facile à combiner avec une découverte de Vitrolles ou du plateau de l’Arbois. Il faut simplement la parcourir avec des attentes réalistes. Ce n’est pas une randonnée sauvage de plusieurs heures, mais un site naturel original et accessible, où la géologie explique presque tout le charme du paysage.