Entre le cirque d’Estaubé, les estives pyrénéennes et les reflets du barrage, ce coin des Hautes-Pyrénées offre une sortie très lisible: un lac de montagne accessible, une boucle courte et un décor qui raconte à la fois la nature et l’aménagement humain. Je détaille ici ce qu’est le site, comment y aller, ce que vaut la randonnée autour de l’eau et les points à vérifier avant de partir. L’objectif est simple: vous faire gagner du temps sur place et vous aider à profiter du lieu au bon moment.
Les points essentiels à garder en tête avant de partir
- Le lac des Gloriettes est un lac de barrage posé à l’entrée du cirque d’Estaubé, près de Gèdre.
- La boucle officielle autour du lac est courte: 2,7 km, 1 h 15 et environ 100 m de dénivelé positif.
- L’accès se fait par une route étroite, avec un parking de petite capacité; mieux vaut arriver tôt en haute saison.
- La période la plus confortable va généralement de mai à octobre, hors neige.
- Le site se prête bien à une sortie famille, à condition de rester sur le sentier et de respecter les troupeaux.
Ce qu’est vraiment le lac des Gloriettes
On parle ici d’un lac de barrage, pas d’un plan d’eau naturel isolé. Le topo officiel des Vallées de Gavarnie rappelle que l’ouvrage a été construit entre 1948 et 1952 par EDF pour alimenter la centrale hydroélectrique de Gèdre, ce qui donne déjà une bonne lecture du lieu: c’est un site utilitaire, mais posé dans un décor de haute montagne spectaculaire. C’est précisément ce contraste qui le rend intéressant.
Le barrage se trouve dans la vallée d’Héas, à l’entrée du cirque d’Estaubé, ce qui place le visiteur au seuil d’un paysage plus vaste: falaises, prairies d’altitude, zones humides et crêtes très ouvertes. L’office de tourisme des Hautes-Pyrénées le présente d’ailleurs comme un point d’accès vers le cirque, et je trouve que c’est la bonne façon de le voir: non pas comme une simple halte, mais comme une porte d’entrée vers une vallée plus sauvage.
Le site attire aussi parce qu’il reste très lisible à l’œil nu. On comprend vite où l’on est, on voit où mène le sentier, et l’on sent immédiatement le basculement entre l’espace aménagé du barrage et le terrain plus pastoral qui l’entoure. Reste à voir comment le parcourir sans le réduire à une simple pause photo.

Une boucle courte, mais très riche à marcher
Je recommande cette balade à ceux qui veulent une vraie sortie de montagne sans engagement technique. Le sentier officiel est annoncé à 2,7 km, pour environ 1 h 15 de marche et 100 m de dénivelé positif, avec un départ et une arrivée au barrage. On est donc sur une randonnée facile, mais pas vide: le parcours est pensé comme un sentier d’interprétation, c’est-à-dire un itinéraire qui aide à comprendre le milieu traversé, pas seulement à le traverser.| Point clé | Ce qu’il faut retenir |
|---|---|
| Type de sortie | Boucle facile et familiale |
| Distance | 2,7 km |
| Temps moyen | 1 h 15 |
| Dénivelé positif | 100 m |
| Départ et arrivée | Barrage des Gloriettes |
| Saison la plus simple | De mai à octobre, hors neige |
Ce qui fait la valeur du tour, ce n’est pas la distance, mais la variété des ambiances en très peu de temps: berges, landes à raisin d’ours, zones humides, pelouses d’altitude et passages où l’on entend souvent la vie du cirque plutôt qu’on ne la voit. Avec un peu d’attention, on peut aussi observer des marmottes, des isards ou des vautours fauves. Je trouve que c’est une balade idéale pour apprendre à regarder un paysage de montagne sans se presser.
Le sentier reste cependant un vrai chemin de montagne: il peut être caillouteux sur certains passages, surtout sur la rive gauche, et il demande de bonnes chaussures. La petite montée vers la table d’orientation, juste après le barrage, vaut aussi le détour si vous voulez une vue plus large sur le lac et la vallée d’Estaubé. Reste à savoir comment rejoindre le barrage sans se compliquer la vie.
Comment rejoindre le barrage sans se tromper
L’accès se fait depuis Gèdre, en suivant la direction « Barrage et lac des Gloriettes ». La route monte ensuite vers le terminus, où se trouve le parking du lac. Sur le papier, c’est simple; dans les faits, il faut surtout anticiper deux choses: la route est étroite et le parking est de petite capacité.
- Arrivez tôt en haute saison si vous voulez vous garer sans stress.
- Évitez les gros gabarits comme les camping-cars, qui ne sont pas à l’aise sur la partie haute de la route.
- Ne stationnez pas le long de la route d’accès ni devant les parcs à bétail.
- Prévoyez l’absence de transport public au départ du sentier.
- Vérifiez l’ouverture de la route en hiver et au début du printemps, car elle ferme sur cette période.
Le terrain est beaucoup plus agréable quand on n’a pas à chercher une place au dernier moment. J’insiste là-dessus parce que le confort d’une sortie ici dépend autant de la route que du sentier lui-même. Une fois sur place, le vrai sujet devient le bon moment de départ et le matériel à prévoir.
Quand venir et quoi prévoir pour la randonnée
La fenêtre la plus confortable est généralement de mai à octobre, à condition qu’il n’y ait pas de neige résiduelle. C’est la période où l’accès routier est le plus simple, où les sentiers sont les plus lisibles et où l’on profite mieux des couleurs du cirque d’Estaubé. Dès que l’automne avance ou que le printemps tarde, la prudence devient plus importante, car la route peut être fermée et le chemin peut garder des portions glissantes.
Je conseille de partir avec un équipement sobre mais sérieux:
- des chaussures de randonnée avec une semelle qui accroche;
- de l’eau, même pour une boucle courte;
- une veste coupe-vent, car le fond de vallée peut rester frais;
- un petit encas si vous comptez prolonger vers le point de vue;
- un sac pour remporter vos déchets sans exception.
Le topo de randonnée indique que les chiens sont admis en laisse sur cette boucle, mais je garde une réserve pratique: il faut toujours respecter la signalétique sur place et adapter son comportement à la présence de troupeaux. En zone pastorale, le bon réflexe est de contourner largement les animaux et de ne pas chercher à passer au milieu d’eux. Ce sont des détails, mais ce sont eux qui font qu’une balade reste agréable pour tout le monde. Quand ces conditions sont réunies, il devient pertinent de penser à l’après-balade.
Que faire après la balade si vous voulez prolonger la journée
Le site se prête bien à une sortie courte, mais il peut aussi devenir le point de départ d’une vraie journée dans la vallée. Si vous ne voulez pas vous limiter au tour du lac, voici les options les plus utiles à garder en tête:
| Option | Pour qui | Intérêt réel |
|---|---|---|
| Table d’orientation au-dessus du barrage | Familles, première visite | Vue rapide sur le lac et la vallée d’Estaubé |
| Prolongation vers le cirque d’Estaubé | Marcheurs qui veulent une sortie plus longue | Ambiance plus sauvage, plus de solitude et de relief |
| Liaison de haute montagne vers la hourquette d’Alans | Randonneurs expérimentés | Vraie journée d’itinérance, avec un effort plus soutenu |
| Journée de vallée avec Gavarnie ou Troumouse | Visiteurs en voiture | Très bon enchaînement si vous voulez multiplier les grands paysages |
Je trouve que la meilleure stratégie consiste à choisir une seule priorité par demi-journée: soit le lac et son tour tranquille, soit une randonnée plus ambitieuse vers les hauteurs, soit une exploration plus large de la vallée. C’est ce qui évite de transformer une belle sortie en enchaînement fatigant. Le lac des Gloriettes fonctionne très bien quand on lui laisse son propre rythme.
Ce que je retiens avant de partir vers la haute vallée
Ce site mérite sa réputation parce qu’il combine trois choses que l’on ne trouve pas toujours ensemble: un accès relativement simple, un sentier court et un vrai décor de montagne. À mon sens, c’est l’une des sorties les plus efficaces de la vallée de Gavarnie pour comprendre rapidement le paysage pyrénéen sans viser un sommet ni une grosse journée d’effort.
- Si vous cherchez une balade facile, la boucle autour du lac suffit largement.
- Si vous cherchez du calme, partez tôt et évitez les heures de pointe.
- Si vous cherchez plus de montagne, gardez une marge pour prolonger vers Estaubé ou vers un itinéraire plus soutenu.
- Si vous venez en famille, restez attentif aux troupeaux, au vent et aux passages caillouteux.
Le meilleur conseil que je puisse donner est simple: ne venez pas ici en voulant « faire le plus vite possible ». Le lieu récompense les marcheurs qui lèvent les yeux, s’arrêtent au bon endroit et prennent le temps de lire le relief. C’est dans cette attention-là que la balade devient vraiment mémorable.