La Dent du Chat domine le lac du Bourget depuis les hauteurs de la Savoie et offre l’un des panoramas les plus marquants autour de Chambéry. Derrière son profil effilé se cache une randonnée accessible par plusieurs itinéraires, mais dont les derniers mètres demandent un vrai pied montagnard. Je vous présente ici les différents départs, le niveau réel du parcours, la meilleure période et l’équipement à prévoir.
Le sommet savoyard à connaître avant de partir
- Altitude : le sommet atteint environ 1 389 mètres.
- Panorama : la vue embrasse le lac du Bourget, les Bauges, la Chartreuse et les Alpes.
- Passage final : câbles, échelles et terrain exposé exigent de l’assurance.
- Itinéraire complet : depuis Saint-Jean-de-Chevelu, comptez environ 13 km, 6 heures et 1 080 m de dénivelé positif.
- Chiens : l’accès au sommet est déconseillé avec un animal à cause des passages techniques.

Un sommet reconnaissable au-dessus du lac du Bourget
Située dans le massif de l’Épine, en Savoie, cette montagne culmine à 1 389 mètres. Sa silhouette pointue évoque une dent dressée au-dessus du paysage, ce qui explique son nom et lui donne une place particulière dans les panoramas visibles depuis Chambéry, Aix-les-Bains et les rives du lac du Bourget.
Ce qui me plaît ici, c’est le contraste entre une altitude modeste et une impression très alpine. On traverse d’abord des secteurs boisés, puis le relief se resserre avant l’arrivée sur la crête. Par temps dégagé, le regard porte vers le lac du Bourget à l’est, la vallée du Rhône à l’ouest et plusieurs massifs des Alpes.
Une légende locale raconte qu’un chat monstrueux terrorisait les voyageurs franchissant le col voisin. Cette histoire ajoute une touche de caractère au site, mais c’est surtout la forme du sommet et la vue à 360 degrés qui attirent aujourd’hui les randonneurs.
Quel itinéraire choisir selon son niveau
Il n’existe pas un seul accès. Le bon choix dépend surtout du dénivelé que vous acceptez et de votre aisance sur les passages aériens. Même depuis un départ élevé, la dernière montée reste technique.
| Départ | Caractéristiques | Pour quel randonneur |
|---|---|---|
| Col du Chat, environ 638 m | Montée principalement forestière, puis approche plus rocheuse et aérienne | Randonneur régulier capable d’assumer un effort soutenu |
| Relais du Mont du Chat | Approche plus courte et dénivelé réduit, avec accès possible vers le Molard Noir | Personne souhaitant limiter l’effort physique sans éviter le passage final |
| Saint-Jean-de-Chevelu | Boucle d’environ 13 km, 6 heures et +1 080 m | Marcheur entraîné recherchant une sortie complète |
Le départ depuis le col du Chat
C’est l’option la plus classique. Le sentier monte d’abord sous les arbres, ce qui rend la première partie agréable même lorsque le soleil chauffe. La pente devient plus soutenue à l’approche du col de la Vacherie, puis le parcours se resserre en direction du sommet.
Je recommande ce départ aux personnes qui marchent régulièrement en montagne, mais pas forcément aux débutants. Le dénivelé entre le col et le sommet représente environ 750 mètres, et la difficulté ne vient pas seulement de l’endurance. Il faut aussi accepter de poser les mains et de progresser dans un terrain irrégulier.
Le départ depuis le relais du Mont du Chat
Ce parcours réduit nettement l’approche et permet souvent de combiner le sommet avec le Molard Noir, un belvédère remarquable sur le lac. C’est une bonne solution pour une sortie plus courte, à condition de ne pas confondre faible dénivelé et randonnée facile.
La route d’accès au relais peut être fermée en saison froide, notamment entre la mi-novembre et le printemps selon les conditions. Avant de partir, je vérifie toujours l’ouverture de la route, l’état du sentier et la présence éventuelle de neige ou de glace.
La grande boucle depuis Saint-Jean-de-Chevelu
Avec 13 kilomètres, environ 6 heures de marche et 1 080 mètres de dénivelé positif, cette variante offre une approche plus complète du territoire. Elle traverse des chemins ruraux, des zones forestières et plusieurs points de vue avant de rejoindre la partie sommitale.
Cette boucle est intéressante si vous voulez faire de la randonnée une vraie journée en montagne. En contrepartie, le retour peut sembler long après le passage technique. Je la réserve donc aux marcheurs qui savent gérer leur allure et garder de l’énergie pour la descente.
Pourquoi les derniers mètres demandent de la prudence
La difficulté principale se concentre près du sommet. Le sentier devient aérien et rocheux, avec des câbles et des échelles destinés à aider la progression. Ces équipements ne transforment pas le parcours en via ferrata, mais ils ne remplacent ni l’attention ni l’expérience.
Par terrain sec, le passage reste accessible à un randonneur prudent qui n’est pas paralysé par le vide. En revanche, la roche humide, le gel, la neige ou un vent fort changent complètement la situation. Dans ces conditions, je préfère renoncer au sommet et profiter d’un belvédère voisin plutôt que de transformer une randonnée plaisante en prise de risque.
- Portez des chaussures à semelle adhérente, pas de simples baskets urbaines.
- Gardez trois points d’appui dans les passages équipés.
- Laissez de l’espace entre les randonneurs sur les échelles.
- Évitez de vous engager si le rocher est mouillé ou verglacé.
- Ne vous écartez pas du balisage, car certaines zones sont bordées de barres rocheuses.
Les chiens sont déconseillés sur la partie sommitale. Les échelles et les câbles peuvent leur poser un problème réel, même lorsqu’ils sont à l’aise sur les sentiers classiques. Pour une sortie avec un animal, je choisirais plutôt un itinéraire forestier ou un point de vue sans accès au sommet.
La meilleure période et l’équipement à prévoir
La période la plus confortable s’étend généralement de la fin du printemps au début de l’automne, lorsque la neige a disparu et que les passages rocheux sont secs. Les mois de mai, juin, septembre et octobre offrent souvent un bon compromis entre températures agréables et fréquentation modérée, mais la météo peut changer rapidement sur la crête.
En été, je pars tôt. Le départ matinal limite la chaleur dans les portions ouvertes et laisse une marge suffisante en cas de ralentissement sur les échelles. Le sommet est aussi plus agréable lorsque la visibilité est bonne, car les nuages peuvent masquer le lac en quelques minutes.
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Une préparation simple mais sérieuse
- Chaussures de randonnée avec une semelle accrocheuse.
- 1,5 à 2 litres d’eau par personne, davantage par forte chaleur.
- Veste imperméable, couche chaude et protection contre le soleil.
- Carte ou trace fiable, téléphone chargé et batterie externe.
- Petite trousse de premiers secours et encas suffisamment énergétiques.
Je déconseille de se fier uniquement au GPS du téléphone. En forêt, la réception peut être irrégulière, et une batterie faible devient vite un problème. Le plus important reste de prévenir un proche de son itinéraire et de consulter la météo juste avant le départ.
Une randonnée à choisir pour son panorama, pas pour son nom
Ce sommet mérite largement une place dans un séjour autour du lac du Bourget, à condition de respecter son vrai niveau. Pour une première découverte, le départ depuis le relais permet de combiner un accès plus court avec le Molard Noir. Pour une sortie sportive et complète, la boucle depuis Saint-Jean-de-Chevelu offre davantage de variété.
Mon conseil est simple. Si vous êtes à l’aise sur les sentiers pentus, les rochers et les passages équipés, choisissez une journée bien préparée et partez tôt. Si le vide vous met mal à l’aise ou si les conditions sont humides, arrêtez-vous avant la partie sommitale : autour du massif de l’Épine, les points de vue restent magnifiques sans prendre de risque inutile.